« J’ai trouvé mes étudiants vietnamiens très à l’écoute et très motivés »

Hanoï Rencontre avec Louis RENAUD, Maître de Conférences au Département Génie Electrique et des Procédés de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Université Claude Bernard Lyon 1. Membre du réseau des ambassadeurs de Lyon 1, cet enseignant-chercheur s’est rendu du 1er au 20 février à Hanoï au Vietnam pour une mission d’enseignement à l’USTH (Université des Sciences et Techniques de Hanoï)


Dans quelle université vietnamienne avez-vous donné des cours ?
Depuis 2014, je donne tous les ans, aux alentours du mois de février, des cours de Master 2 dans le domaine des Nanotechnologies à l’Université des Sciences et des Technologies de Hanoï (USTH). L’Université Claude Bernard Lyon 1 fait partie du Consortium USTH, qui regroupe une cinquantaine d’établissements d’enseignement supérieur et organismes de recherche de France. L’objectif de ce Consortium est de soutenir l’USTH dans sa mission de former les futurs enseignants-chercheurs du Vietnam et d’aider au développement scientifique et économique du pays. Je pense en effet que ma présence à Hanoï, ainsi que celle des nombreux collègues qui participent à ce Consortium, est un coup de pouce, une manière d’amorcer un cycle vertueux pour que ce pays puisse ensuite se développer dans des nouvelles voies économiques et industrielles, à plus forte valeur ajoutée.

Comment s’est déroulée votre mission d’enseignement ?
Pédagogiquement, les cours se sont très bien passés. La moyenne de l’examen est excellente, j’ai trouvé mes étudiants vietnamiens très à l’écoute et très motivés. Il faut dire que j’ai la chance d’avoir un cours sur les micro/nanosystèmes (comme, par exemple, les accHanoï3éléromètres que l’on trouve dans certaines manettes de jeu) qui se base sur la compréhension de concepts et ne demande finalement que peu de prérequis théoriques. Cet enseignement que je donne a la chance d’être très adapté au profil type de ces étudiants et les résultats s’en ressentent. C’est en tout cas un véritable plaisir de travailler pour eux et avec eux.
Mon séjour à l’USTH a aussi été l’occasion de rencontrer Mlle Vu Thi Thu, qui est une jeune chercheuse récemment nommée là-bas et qui se travaille dans la microfluidique, qui est aussi mon domaine de recherche. Nous avons donc convenu de déposer une demande de projet conjointe pour transférer des techniques que j’ai développé ici à Lyon, permettant de réaliser des dispositifs microfluidiques à très bas coût et sans salle blanche.

Que vous apportent vos missions d’enseignement à l’USTH sur le plan pédagogique et humain ?
En dehors du travail, humainement, ce séjour a été aussi l’occasion pour moi, je ne le cachHanoï2e pas, de développer des relations d’amitiés déjà initiées l’an dernier. J’ai, par exemple, eu le plaisir de fêter en famille le réveillon du têt (la fête la plus importante de l’année pour les vietnamiens) dans un quartier populaire de Hanoï. C’était un moment de vie extraordinaire, plein de simplicité et d’émotions partagées. De ce que j’en connais, j’aime beaucoup ce pays, sa culture, son mode de vie et son peuple.

Vous êtes membre du réseau des ambassadeurs de Lyon 1. Comment avez-vous joué votre rôle d’ambassadeur ?
J’ai joué ce rôle en présentant aux étudiants sous forme d’un powerpoint fourni par la DRI les atouts de notre université et de notre ville. J’aime aussi beaucoup faire de la photo et je leur ai montré, de manière plus informelle pendant les pauses des cours, des images de Lyon, des environs, des Alpes, etc… Ils ont été séduits (comment ne pas l’être ?), et, avec un peu de chance, peut-être que certains d’entre eux viendront faire leur thèse à Lyon ?

Plus de photos de la mission de Louis RENAUD

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