« L’expérience Erasmus est une opportunité inouïe de rencontrer des gens du monde entier. »

thumbs.tele.netJulie, 21 ans, est étudiante à la faculté d’odontologie de l’Université Claude Bernard Lyon 1. Elle effectue sa troisième année à Debrecen, en Hongrie, dans le cadre du programme d’échanges Erasmus.

Rencontre avec Julie qui évoque son arrivée dans son université hongroise, ses cours, sa vie d’étudiante ainsi que sa participation à un évènement qui lui a valu sa photo dans la presse locale.


« J’ai choisi ce pays car je voulais avoir des cours en anglais et l’Université de Debrecen qui est américaine propose un cursus en anglais. De plus, c’est un pays très bien situé, au milieu de l’Europe de l’Est. Sa position permet ainsi d’énormément voyager.

Même si l’administration n’est pas des plus faciles, l’expérience Erasmus est une opportunité inouïe de rencontrer des gens du monde entier et d’accéder à des cours pensés par des professeurs d’un autre pays.

Quand nous sommes arrivés ici, pour l’anecdote, nous avons passé toute une journée à chercher le bureau administratif prêt à nous accueillir. Il y avait alors une chaîne d’inscription, nous avons donc cherché à nous y joindre. Après avoir attendu à trois bureaux différents, nous avons compris que la chaîne d’inscription était pour les étrangers qui effectuaient toutes leurs études à Debrecen et non pas juste un an… Nous avons fini par trouver le bureau des relations internationales. Malheureusement, après tous ces temps d’attente, il était fermé. On nous a quand même accueillis même si le bureau n’était pas en heure d’ouverture.

Pour ce qui est des cours, je dirais que c’est assez similaire à la France mais on note quand même quelques différences. Mon impression générale est que, ici à Debrecen, les élèves prennent vraiment plus le temps de comprendre chaque geste. Passer 4 heures sur une préparation coronaire (préparation à la pose d’une couronne dentaire) est impossible en France. Ici, c’est ce que l’on nous demande.

Je n’ai cours que trois jours par semaine, ce qui me permet d’énormément voyager. Tous les étudiants Erasmus de Debrecen se connaissent et partagent la même aspiration de rencontre et de voyage. Même si j’ai cours le lendemain, je mange très souvent avec des amis le soir. On peut donc dire que je me sens intégrée, même si je ne me sens intégrée qu’aux Erasmus. En effet, les étudiants hongrois et même internationaux sont dans leur bulle et ne comprennent pas trop l’Erasmus. De plus, nous sommes dans une classe qui se connait déjà et qui est assez grande. On a eu du mal à rentrer en contact avec les élèves de notre classe. Mais après deux semaines de cours nous avons finalement trouvé quelques connaissances dans notre classe. Ceux-ci nous ont parlé d’une page sur Facebook  dédiée à notre classe, où l’on trouve tout un tas d’informations bien utiles. L’intégration est lente mais on y arrive !

Je vis en colocation avec un étudiant français de Lyon et un étudiant brésilien. L’appartement est tout neuf, et vraiment abordable (moins de 200 euros par mois) pour 100m²… donc on peut dire que de ce côté-là tout va bien !

Photo drapeaux2Nous avons participé à une parade organisée par ESN (Erasmus Student Network). Chaque Erasmus venait avec son drapeau (s’il en avait un bien sûr !). Ils nous ont donné des ballons avec nos couleurs, et nous avons marché de l’université jusqu’à la place principale de la ville, où nous avons tous lâché nos ballons. C’était un moment très sympathique et il m’a permis de découvrir tous les Français de Debrecen, et bien d’autres gens ! Être dans les journaux était un petit plus très appréciable.

J’ai déjà visité la Roumanie, la Slovaquie, l’Autriche, et la Hongrie (bien sûr!). La plupart de ces villes sont des villes types « pays de l’Est », avec de beaux bâtiments tout neufs car post-URSS, plein de couleurs… ce sont donc des endroits très agréables à visiter. De plus, nous avons pu goûter les spécialités locales, qui bien que très riches en pommes de terre et toutes sortes de féculents sont assez appréciables !

Depuis un mois que je suis ici, je remarque à quel point tous ces jeunes se ressemblent !
Quel que soit notre pays d’origine, tout le monde se comprend. On a les mêmes centres d’intérêt, on a vu les mêmes films et séries, on rigole des mêmes choses… Si je m’attendais à vivre un « choc des cultures » en venant ici, ce n’est absolument pas le cas.

Je pense que l’expérience Erasmus peut-être profitable à tout le monde. Je la recommande à toute personne prête à se lancer.»

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